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Le Musée national de l’aviation accueille un nouveau venu!

Le Musée national de l’aviation est fier d’accueillir comme nouveau venu un réacté britannique, le British Aerospace Harrier.  Cet avion à réaction prend son envol et atterrit à la verticale ADAC/V.  Il a été le premier ADAC/V à voilure fixe opérationnel ayant cette capacité.

La nouvelle acquisition provenant de la United States Navy a été acquise grâce à la bonne collaboration de British Aerospace Holdings Inc avec un complément d’aide de Rolls Royce Industries et Smiths Industries. Le Harrier est parti de Tucson, Arizona, et est arrivé au Musée le 23 juin 1997.  Son transport s’est fait à bord de trois gros camions semi-remorques.  Il a été assemblé au cours de l’été afin d’être mis en exposition dans l’îlot consacré à l’aéronavale.

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L’arrivée de l’appareil le 23 juin, 1997

Le Musée national de l’aviation s’enorgueillit de mettre en valeur non seulement le patrimoine aéronautique du Canada mais également d’autres éléments marquants de l’histoire de l’aviation.

Le Musée est heureux d’avoir acquis le Harrier, le représentant le plus connu de la grande famille technologique des ADAC/V. 

Le réacté britannique British Aerospace Harrier est un des avions les plus innovateurs jamais créés.  La poussée de son réacteur peut être dirigée vers le sol, d’où le terme poussée orientable, ce qui permet au Harrier de décoller et d’atterrir à la verticale. Il n’a donc pas besoin de grandes bases et de leurs longues et vulnérables pistes d’atterrissage. Le Harrier est le premier avion ayant ces caractéristiques à avoir été produit en quantité.

 

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Le fuselage du Harrier dans les ateliers du Musée.

 

Une bonne partie de l’appareil était protégée par un revêtement peint au pistolet.

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Les travaux préliminaires commencèrent en Grande Bretagne dès 1958 sous la direction de Sir Sidney Camm, illustre ingénieur en aéronautique travaillant depuis 1920 pour la compagnie Hawker. Les recherches qu’il effectua menèrent à la construction de six prototypes Hawker P.1127 Kestrel. Le premier P.1127 fut testé le 21 octobre 1960 et les essais démontrèrent les capacités exceptionnelles de cet avion.  La production de l’appareil débuta en 1965 lorsque la Royal Air Force commanda une pré-série de six Harrier. Un contrat de production s’en suivit et l’escadrille No.1 de la Royal Air Force reçut son premier appareil en avril 1969. Conçu principalement pour l’attaque au sol, le Harrier a des capacités ADAC/V qui lui permettent d’opérer à partir de bases temporaires et de réduire sa dépendance envers de longues pistes d’atterrissage qui sont vulnérables aux attaques d’un adversaire. Au cours des vingt premièrs années de sa carrière, le Harrier a été utilisé en Europe par la Royal Air Force pour contrer le déploiement de très nombreuses unités blindées par le Pacte de Varsovie.

 
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Le transport de l’aile du Harrier vers les ateliers du Musée..
 
 

Le Harrier demeura controversé au début et relativement peu furent produits. Le U.S Marine Corps en commanda plus d’une centaine entre 1970 et 1973 après avoir reconnu les énormes avantages que présentait le Harrier. Ses capacités de décollage et d’atterrissage à la verticale lui permettaient de se passer de longues pistes et lui permettaient d’offrir un appui rapide et efficace, jusque-là inimaginable, aux opérations amphibies. Le AV-8A, l’équivalent du Harrier GR.3 de la Royal Air Force,  se révela efficace et il fut remplacé par une version améliorée, construite sous  licence aux États-Unis par McDonnell Douglas, le McDonnell Douglas/British Aerospace AV-8A Harrier II.  Le U.S. Marine Corps utilise présentement la version la plus récente de l’appareil, le Harrier II Plus muni d’un radar. 

Une version navale du Harrier, le Sea Harrier a été conçue pour la Royal Navy.  Elle a démontré son efficacité en 1982 lors de la guerre des Malouines opposant la Grande Bretagne à l’Argentine.  Les Britanniques l’ont emporté en grande partie grâce à la force de frappe des Sea Harrier de la Royal Navy, appuyée par des Harrier de la Royal Air Force opérant à partir de navires et de bases terrestres.  Huit ans plus tard,  le Harrier II a été utilisée à bon escient par le U.S. Marine Corps lors de la guerre du Golfe.  Des Sea Harrier et des Harriers II sont également en service dans des unités des marines indienne, italienne et espagnole.

 
La partie avant du Harrier, une fois le revêtement protecteur enlevé.
 
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Le AV-8A Harrier que le Musée recevra fut construit au début des années 1970 en Angleterre pour le U.S. Marine Corps et entra en service en septembre 1973.  Sa dernière mission eut lieu au mois d’août 1985.  Il a fait parti des escadrilles VMA 513 et VMA 231 du U.S. Marine Corps.  Il a servi sur la côte est et ouest des États-Unis, à Iwakuni et Atsugi au Japon ainsi qu’aux îles Hawaï.  Il a également servi sur les porte-hélicoptères USS Guam, USS Peleliu et finalement USS Inchon.

 
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La mise en place de l’aile vu sous trois angles différents.
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Spécifications

 
Moteur :
Envergure :
Longueur :
Hauteur :
Poids total :
Vitesse maximale :
Vitesse ascensionnelle :
Plafond pratique :
Rayon d’action de combat, décollage court : Autonomie maximale :
Armement :
 
 
Équipage :
 
Un turboréacteur double flux à poussée orientable Rolls-Royce F402-RR-401 (Pegasus 103); 
21,500 lb (9 751 kg) de poussée statique
25 pi 3 po (7.7 m)
45 pi 6.6 po (13.9 m)
11 pi 4 po (3.45 m)
25 200 lb (11 429 kg)
740 mi/h (1 191 km/h) au niveau de la mer
22 500 pi/min (6 860 m/min)
51 200 pi (15 605 m)
250 mi (402 km)
2 340 mi (3 766 km)
Deux canons de 30 mm dans des nacelles détachables; 5 000 lb (2 268 kg) de bombes et 
de roquettes; peut emporter deux missiles 
air-air Sidewinder
Pilote
 
 

Droits d'auteurs 1997 Musée national de l'aviation
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