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Entre les branches

La gestion des perturbations naturelles

La prévention des incendies de forêt

À la fin des années 1920, le Service des forêts du Dominion (aujourd’hui le Service canadien des forêts) initie un programme visant à appliquer les connaissances en météorologie dans l’étude des incendies de forêt. James G. Wright, son collègue Herbert W. Beall et des chercheurs installent, à Petawawa, en Ontario, une station météorologique afin d’enregistrer la direction et la vitesse du vent, les précipitations, la température, l’humidité relative ainsi que l’évaporation de l’eau. Les recherches sur le risque des feux de forêt s’étendent au cours de la décennie suivante avec l’établissement de stations forestières expérimentales au Québec, au Nouveau-Brunswick, au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta.

Évaporomètre
Évaporomètre
(MSTC 1996.0496)
Mis au point par James G. Wright, l’évaporomètre sert à mesurer le taux d’évaporation de l’eau. Fabriqué par l’Ottawa Brass Company, cet appareil (1996.0496) est utilisé entre 1930 et 1946 de pair avec d’autres instruments de mesure – psychromètre, thermomètre, pluviomètre; nombre d’agences engagées dans l’exploitation forestière s’en servent pour évaluer les risques d’incendie de forêt.

Les expériences de Wright, de Beall et de leurs successeurs se poursuivront au Service canadien des forêts et permettront d’élaborer la Méthode canadienne d’évaluation des dangers d’incendie de forêt (MCEDIF) qui, encore aujourd’hui, bénéficie d’une reconnaissance internationale. Cette méthode regroupe la Méthode canadienne de l’indice forêt-météo (IFM) et la Méthode canadienne de prévision du comportement des incendies de forêt (PCI).

Herbert W. Beall en train d'allumer un feu
Herbert W. Beall en train d’allumer un feu d’essai à la station expérimentale de Valcartier, au Québec, vers 1935 (Ressources naturelles Canada, Service canadien des forêts)

Enseigne de Bertie le castor
Enseigne de Bertie le castor (MSTC 1998.0593)
L’image de Bertie le castor (1998.0593), personnage créé dans les studios de Walt Disney au cours des années 1950, est offerte au gouvernement de l’Alberta en reconnaissance de sa collaboration lors de la production d’un film dans la vallée de Kananaskis.

Vers les années 1960, le service des forêts de l’Alberta utilisera la mascotte Bertie le castor pour promouvoir la prévention des incendies de forêt. Encore aujourd’hui, Bertie poursuit sa mission en tant que mascotte de l’Alberta Sustainable Resource Development.

La détection des feux de forêt

Les technologies aériennes utilisées dans la détection des feux de forêt au Canada s’avèrent une innovation majeure de l’après-guerre. Des avions apparentés au modèle Bell 206-BIII ont recours à l’imagerie thermique pour repérer, même à travers les nuages et la fumée, l’ensemble du territoire affecté par divers types de foyers d’incendie.

Imageur thermique
Imageur thermique (MSTC 2006.0029)
Produit en 1985 grâce à une collaboration entre la compagnie britannique Barr & Stroud Ltd et le Service canadien des forêts, l’imageur thermique (2006.0029) sert, jusqu'à la fin des années 1990, à la détection et à l’enregistrement des feux de forêt.

Entre 1995 et 1997, le remplacement de l’amplificateur linéaire par un amplificateur logarithmique fait partie des modifications apportées à l’imageur. Ce changement permet alors d’augmenter la gamme dynamique de l’appareillage de prise de vue sans couper l’arrière-plan et le signal de saturation à haute température et permet d’améliorer la définition qu'offre la caméra vidéo, faisant ainsi ressortir davantage les détails des incendies de petite envergure – détails auparavant dissimulés par les incendies plus volumineux.

La suppression des feux de forêt

Avant la Première Guerre mondiale, des outils manuels – dont certains traditionnellement utilisés dans le défrichage des terres agricoles – servent à combattre les incendies de forêt. Les seaux d’eau éteignent le feu, les haches ou les scies à tronçonner abattent les arbres morts et les chicots afin de dégager le terrain et de donner accès à la zone sinistrée, alors que les pelles à long manche et les binettes Hazel creusent des fossés autour de la ligne de feu pour empêcher l’incendie de se répandre.

Hache-pioche de type pulaski
Pioche de type pulaski (MSTC 1988.0808)
Le pulaski (1988.0808), outil manuel apparemment inventé par l’Américain Ed Pulaski, sert à étendre de la terre sur le feu afin de l’étouffer. Il demeure fort utile pour les pompiers forestiers d’aujourd’hui. C’est aux États-Unis, dans les années 1920, que commence la production du pulaski. Vingt ans plus tard, l’outil sera produit au Canada grâce à l’initiative de la Welland Vale Manufacturing Company de St. Catharines, en Ontario.

Employée dans la suppression des feux de forêt, cette pompe à incendie (1996.0397) est d’abord utilisée vers 1916 au parc national des Montagnes-Rocheuses (comprenant aujourd’hui le parc national Banff), en Colombie-Britannique, puis au Québec et en Ontario par des associations forestières.

Pompe à incendie
Pompe à incendie (MSTC 1996.0397)
La production de cette pompe résulte d’une collaboration entre la Canadian Fairbanks-Morse Company Limited et H. C. Johnson, un ingénieur mécanique et expert en prévention des incendies à la Commission des chemins de fer du Dominion. Comportant deux cylindres, deux cycles, 4 ou 5 chevaux-vapeur et un moteur marin à refroidissement par eau, ce prototype pesant environ 60 kilogrammes (130 livres) a une capacité établie à 75 litres (16,5 gallons) par minute, soit l’équivalent du travail de 200 personnes. Cet appareil est fort prisé pour sa mobilité puisqu’il est possible de le transporter en automobile, dans des véhicules hippomobiles, à dos de cheval ou encore sur un tendeur de bois tiré par deux personnes à l’aide de bretelles.

La prévention des ravages causés par les insectes

L’arpenteuse d’automne est une chenille qui infeste les feuillus, dont l’orme, le tilleul d’Amérique, l’érable, le chêne rouge et le pommier. Ces ravages surgissent de façon soudaine entre le printemps et l’automne alors que l’insecte se nourrit de bourgeons et de feuilles, et peuvent se répéter pendant près de quatre ans, provoquant parfois la disparition de certaines espèces d’arbres. La lutte contre une invasion d’arpenteuses d’automne peut être menée par des agents naturels, notamment les gelées printanières tardives des feuilles et diverses espèces d’insectes, d’oiseaux et de rongeurs. L’emploi de produits chimiques peut s’avérer nécessaire.

Supression des arpenteuses d'automne
Suppression des arpenteuses d’automne logées dans les ormes bordant une avenue de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, à l’aide des produits chimiques contenus dans le réservoir, juin 1938 (MSTC/AgCan L2171)




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