Accueil
Plan du site | English | Pour nous contacter




Les lampes à arc

La lampe à arc comprend un mécanisme de régularisation du courant et deux ou plusieurs électrodes de charbon produisant une vive décharge gazeuse : l'arc voltaïque. Cette lampe a deux paires d'électrodes en charbon de bois qui donnent à l'arc une teinte violacée et qui produisent entre 16 et 20 heures de combustion à l'air libre (fig. 4).


Fig. 4 Lampe à arc de modèle Thompson-Houston fabriquée par la General Electric Co., vers 1896. (921610)

Dès 1895, les lampes à arc (fig. 5) comportent un globe intérieur qui limite l'apport d'oxygène ainsi que des électrodes de coke ou de graphite, plus purs que le charbon ordinaire. Ces nouvelles composantes permettent d'obtenir une lumière plus blanche et stable et un temps de combustion de plus de 150 heures.


Fig. 5 Lampe à arc en vase clos de modèle Thomson fabriquée par la Canadian General Electric Co., vers 1905. (921639)

Cette boîte à outils (fig. 6) inclut une jauge, un viseur, un fil et des tiges de charbon de rechange ; le tout est utilisé dans l'entretien des lampes à arc. Travaillant sur des réseaux étendus et des circuits à haute tension, et souvent dépourvus de moyens de protection adéquats, les préposés sont fréquemment victimes d'électrocution. Toutefois la Royal Electric Company offre parfois des gants protecteurs à ses employés.


Fig. 6 Boîte à outils utilisée dans l'entretien des lampes à arc, vers 1910.(921631 ; 921632.1 ; 921633.1)

Au cours des années 1880–1890, l'usage des lampes à arc se répand de plus en plus au Canada pour l'illumination des rues des grandes villes : Montréal, Toronto, Hamilton, Winnipeg, Calgary, Vancouver, Québec, Halifax et St. John's, (T.-N.). Elles servent aussi à décorer les édifices du Parlement d'Ottawa en 1883, la terrasse Dufferin à Québec en 1885, et le Mont-Royal à Montréal en 1897.


Fig. 7 Cette lampe à arc de 1200 bougies témoigne de l'activité économique de Calgary, vers 1910. (Glenbow Archives)


Fig. 8 L'illumination de la marquise de ce cinéma de Toronto, en 1911, annonce l'extension des heures de loisirs. (Archives de la Ville de Toronto, Collection James/no 320)


Fig. 9 Installées au-dessus d'une patinoire de Toronto vers 1912, des lampes à arc permettent à cette équipe de hockey de jouer en soirée. (Archives de la Ville de Toronto, Collection James/no 475)



« Une célébration de la lumière, un " soleil de nuit ", un brillant clair de lune », selon les journaux de l'époque, c'est ainsi que les citoyens perçoivent l'éclairage des rues.