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Entrée du Canada dans l'espace

Le Canada a été le troisième pays à placer un engin spatial en orbite terrestre et, grâce à une sage planification, surtout par John Chapman (1927-1979), a gardé un rôle important dans l'utilisation novatrice et la création d'équipement spatial. Les engins et les technologies développées ont non seulement servi les gens d'ici, ils ont eu des répercussions mondiales sur les communications, les applications de la télédétection et la participation à la Station spatiale internationale.


John Chapman avec le satellite Alouette. (MSTC)

Le satellite Alouette (730375*), porté par une fusée américaine Thor-Agena 3, a été lancé le 29 septembre 1962 de la base aérienne de Vandenberg (Californie). Sa fonction était d'étudier l'ionosphère à une altitude d'environ 1000 kilomètres. Conçu par le Centre de recherches sur les télécommunications de la défense du Canada, ce petit satellite intégrait des technologies de pointe comme l'antenne STEM (storable tubular extendible member, membre tubulaire escamotable) et mesurait la composition de l'ionosphère, ses propriétés électriques et ses effets sur les communications. L'antenne STEM a été mise au point par George Klein (1904-1992) au Conseil national de recherches du Canada. Tournant sur sa trajectoire orbitale, Alouette était alimenté par des piles solaires à sa surface. Quatre capteurs, que l'on voit ressortir des parois, en assuraient l'orientation.

Des stations au sol à Ottawa et Prince Albert (Saskatchewan) recevaient les données captées et relayées par ondes radio par le satellite lorsqu'il les survolait. Ces « ionogrammes » étaient stockés sur bandes magnétiques pour analyse ultérieure. Conçu pour durer un an, Alouette a transmis des données pendant plus de dix ans et fonctionnait encore lorsque ses contrôleurs au sol ont mis fin à ses activités. Le satellite exposé est l'un des deux Alouette construits et testés pour être lancés. Il aurait pu voyager avec son jumeau et pourrait probablement encore le faire.

* Les numéros entre parenthèses sont les numéros d'acquisition des objets de la collection du Musée.