Récits
Les ailes en action

Scene Description: Les quatre personnages se préparent à partir en vol.

Papy : Marc, viens me donner un coup de main pour emballer nos provisions. Faudrait tout de même pas oublier le dîner !

Marc : J’arrive.

Mamie : Claire et moi allons nettoyer le désordre qu’on a mis en montant la maquette.

Marc and Papy vont préparer les provisions. Claire dépose le modèle réduit sur la table et remarque une pile de lettres portant un timbre oblitéré de la poste aérienne.

Claire : D’où viennent ces lettres, Mamie ? Les timbres sont super !

Mamie : Oh, ce sont de vieux souvenirs. Elles datent du temps où ma soeur était enseignante dans le Grand Nord; elle y a passé un an et elle m’écrivait chaque semaine ! Il y a presque quarante ans de ça et comme le courriel n’existait pas et que les appels téléphoniques coûtaient cher, le seul moyen de communiquer, c’était la poste.

Claire : Je ne reçois jamais de lettres – mes amies ne m’envoient que des courriels ou des textos !

Mamie : Oh, j’en reçois, moi aussi; des courriels… mais pas des textos. Les courriels sont un excellent moyen de garder le contact, mais les lettres sont plus intimes. Note bien que j’adore tes courriels, avec les petites faces qui sourient (elle rit).

Quand tu envoies une lettre, tu passes un peu plus de temps à choisir ton papier, tu réfléchis davantage à ce que tu vas écrire. Tu ne peux pas appuyer si facilement sur la touche « Supprimer » !

Les enveloppes sont aussi très intéressantes. Le cachet de la poste te donne à la fois la date et la provenance de la lettre. Même les timbres ont leur importance : des milliers de gens en font la collection, tu sais !


Enveloppe poste aérienne (recto)
(MAvC 1998-0512-1a)

Les gens de ma génération n’ont pas renoncé aux lettres. Nous envoyons toujours des lettres et des cartes postales à nos amis, surtout quand nous voyageons.

Claire : (songeuse) Mamie... ce serait amusant de commencer à nous écrire des lettres ! J’aime bien quand tu m’envoies une carte d’anniversaire, je me sens importante.

Mamie: Très bonne idée, Claire, mais tu devras persévérer (elle rit). Nos lettres voyageront sûrement par avion. Tu sais, l’histoire de la poste aérienne au Canada est passionnante.


Canadian JN-4 / First Air Mail Flight
1967-0888-001

Chez nous, l’aéropostale est presque aussi ancienne que l’avion. Dans un pays aussi grand, cela va de soi : tout autre moyen de transport prend beaucoup plus de temps !

Claire : Quand cela a-t-il commencé ?


Premier vol aéropostal au Canada, 1918
(MAvC 26948)

Mamie: Laisse moi réfléchir… le premier envoi aérien a eu lieu en 1918, lorsqu’un Curtiss JN-4 militaire a transporté un petit sac de courrier de Montréal à Toronto. C’était la première livraison postale aérienne officielle au Canada, même s’il ne s’agissait que d’un essai. À la fin de la Première Guerre mondiale, les gens tentaient de trouver aux avions une fonction pratique et non militaire. La paix revenue, une poignée de compagnies ont utilisé de vieux avions militaires pour créer un service postal vers les régions nordiques. Mais en 1927, on a imposé une réglementation plus serrée : le ministère des Postes a attribué à quelques compagnies des contrats de livraison postale pour des destinations précises et a commencé à imprimer des timbres spéciaux.


Brian Peck (au centre) et C.W. Mathers le jour du premier vol aéropostal au Canada, 1918
(MAvC 26951)

Timbre de livraison spéciale par poste aérienne de Laurentide Air Service
(MAvC 1998-0485-1)

En 1928, Canadian Airways effectue déjà un service postal quotidien entre Montréal et Toronto. La liaison postale aérienne a lieu tous les jours sauf le dimanche !

En 1930, de nombreux services de poste aérienne fonctionnent six jours par semaine, à la fois au centre et dans l’ouest du Canada. Les horaires des avions sont coordonnés avec ceux des trains. Selon la destination du courrier, il est souvent nécessaire d’utiliser plus d’un mode de transport, et le train prend alors la relève de l’avion.


Chargement de sacs postaux à bord d'un Lockheed 14-H2 Super Electra de Trans-Canada Air Lines, 1938
(MAvC 17989)

Ce système est très coûteux, cependant, et il devient nécessaire, parfois, d’annuler ou de limiter les contrats de livraison postale aérienne.

Claire : Pourquoi les annuler ?

Mamie: Eh bien, pendant les années 1930, entre les deux guerres mondiales, survient une grave crise économique, qu’on appellera plus tard la Grande Dépression. Elle n’épargne personne : le chômage est généralisé et plusieurs entreprises font faillite. Le gouvernement est obligé, lui aussi, de réduire ses dépenses de sorte qu’il annule plusieurs contrats d’aéropostale. Je ne me souviens pas vraiment de la Dépression – j’étais trop jeune – mais pour mes parents ça a été une époque très dure qui les a marqués pour la vie.


Enveloppe poste aérienne avec tampon commémoratif
(MAvC 1998-0893-1)

Enveloppe poste aérienne avec tampon commémoratif
(MAvC 1998-0894-1)

Claire : L’an dernier, nous avons fait des entrevues dans une maison de retraite – c’était pour notre cours de sciences sociales – et la dame que j’ai interrogée m’a parlé de la crise économique. Ce devait être affreux, mais elle se souvenait d’avoir attendu avec impatience des lettres de ses cousins de France. Quand le Canada a-t-il commencé à expédier des lettres outremer par avion ?


Charles Lindbergh (au centre) devant le Spirit of St. Louis au Ottawa Hunt Club, 1927
(MAvC 8341)

Mamie: Un peu plus tard. La dame à qui tu as parlé recevait probablement ses lettres par bateau, car traverser l’océan par avion était très dangereux ! As-tu déjà entendu parler de Charles Lindbergh ? Il a été le premier pilote à franchir l’Atlantique en solo – c’était en 1927. Il transportait bien quelques lettres à son bord, mais on ne peut sûrement pas dire qu’il faisait un vol postal ! La poste aérienne transatlantique n’a pas vraiment commencé avant la fin des années 1930.

Claire : Le téléphone existait à cette époque, non ?

Mamie: Oui, mais les appels outremer, et même l’envoi de télégrammes, étaient très coûteux et n’étaient pas toujours possibles. Il était bien utile de disposer de solutions de rechange.


Enveloppe poste aérienne
(MAvC 1998-0516)

Claire : Les Canadiens utilisent donc la poste aérienne depuis très longtemps !

Mamie: Sans aucun doute ! Et tu vois à quel point les entreprises en dépendent, même aujourd’hui ! Tu ne peux pas expédier de colis par courriel, n’est-ce pas ?

(Papy et Marc entrent dans la pièce, porteurs d’une glacière de camping)

Marc : Papy, allons-nous pouvoir faire des acrobaties, comme celles que j’ai vues le mois dernier au spectacle aérien ? Les pilotes manoeuvraient comme je le fais dans mes jeux vidéo : ils faisaient des boucles et des piqués !


Armstrong Whitworth Siskin III
1967-0894-001

Papy :(rigole) Je ne crois pas, Marc ! Nous garderons la tête froide et pointée vers le haut : pas d’avion à l’envers pour nous !

Marc : Mais ce serait rigolo !

Claire : Vraiment, Marc, qu’est-ce que t’imagines ? Papy pilote un Beaver...avec de gros flotteurs. On pourrait pas faire de la voltige avec ton avion, hein Papy ?

Papy : En effet, Claire ! Mon vieil avion n’est pas fait pour ça. Mais si vous aviez vu toutes les folies que les pilotes ont essayé de faire aux commandes des avions. Depuis qu’on a inventé l’avion, les gens veulent faire et voir des cascades aériennes !


Trois Armstrong Whitworth Siskin en formation
(MAvC 12404)

Claire : Sans blague ? Ils faisaient de l’acrobatie avec ces vieux coucous ?


Armstrong Whitworth Siskin IIIA en vol
(MAvC 4395)

Papy : Eh bien… de l’acrobatie d’un genre différent – à cette époque, faire décoller l’avion était déjà un exploit. (rires) Au Canada, les premiers spectacles aériens remontent à 1910, à peine un an après le premier vol au pays.


Foule près de Blériot XI au rassemblement aérien de Montréal, 1910
(MAvC 1936)

Ces premiers pilotes et leurs avions sont devenus célèbres en donnant des spectacles aériens lors d’expositions et de foires agricoles. Des foules immenses venaient les admirer.


Le comte Jacques de Lesseps en compagnie d'autres personnes au rassemblement aérien de Montréal, 1910
(MAvC 1935)

Mais c’est après la Première Guerre mondiale que les spectacles aériens deviennent populaires et les acrobaties plus élaborées. Plusieurs pilotes qui ont accumulé beaucoup d’heures de vol durant la guerre ne veulent pas lâcher le pilotage. Le métier de pilote de spectacle aérien est souvent dangereux, certes, mais c’est aussi une bonne façon de gagner de l’argent et de continuer à voler !



22750B

Marc : Quelle sorte d’acrobaties faisaient-ils à ces spectacles ?

Papy : Toutes sortes de figures bizarres et dangereuses pour l’époque : des tonneaux, des boucles, des vrilles. Les pilotes emmenaient aussi des spectateurs faire un tour dans les airs.


Curtiss JN-4 « Canuck » à une foire exposition, vers 1919
(MAvC 1532)

Marc : « Cool » !

Papy : Ça devait sûrement être beau à voir ! Des pilotes se sont regroupés parfois pour créer un « cirque volant ». À la fin des années 1910, une pilote américaine nommée Ruth Law, dirige son propre cirque volant. Elle exécute des cascades de toutes sortes, des acrobaties, et fait même la course contre des automobiles – à cette époque, l’automobile a encore une chance de gagner ! Après la Première Guerre mondiale, la plupart de ces casse-cou pilotent des Curtiss JN-4 car il reste beaucoup de ces vieux avions de guerre et ils ne coûtent pas cher – pour un avion ! Ruth Law, elle, pilote un Curtiss Pusher, qui est une sorte de guimbarde, comparée au JN-4 !


Ruth Law at the 1918 CNE
2002-0179-001

Ruth Law dans son Curtiss Pusher
(MAvC 15494)

Claire : Ouaouh ! J’aurais bien aimé voir ça !

Mamie : Beaucoup de ceux qui avaient vu des avions voulaient apprendre à piloter. Ils voulaient éprouver la sensation de s’élever dans les airs !


Ruth Law lors d'une course à l'Exposition nationale du Canada, 1918
(MAvC 8202)

Marc : Je comprends ça ! Moi aussi, je veux apprendre à piloter !

Mamie : N’allons pas trop vite, Marc. À cette époque, tout comme aujourd’hui, l’aviation a toujours été un passe-temps coûteux. Rares étaient ceux qui avaient les moyens d’acheter leur propre appareil et, à la fin des années 1920, les écoles de pilotage étaient rares, de même que les pilotes d’expérience. Les amateurs de vol avaient intérêt à se regrouper pour acheter un avion; c’était moins cher ainsi. Partout au pays, on a créé des aéroclubs où les membres partageaient les appareils. Il y a mieux encore : pendant plusieurs années, le gouvernement canadien, qui voulait encourager cette activité, a donné des avions à ces aéroclubs (certains en ont reçu sept) ! Le premier aéroclub est né à Toronto en 1928.


John Webster in the King's Cup Race
1967-0898-001

John Webster debout devant un Curtiss-Reid Rambler III, 1931
(MAvC 1371)

Le premier aéroclub exclusivement féminin, le Flying Seven, a été créé en 1936 sur la côte ouest.


Les premières femmes du groupe des « Flying Seven » devant un biplan, vers 1936
(MAvC 22373)

Dans ces clubs, les pilotes expérimentés enseignaient aux novices. Ils larguaient aussi, du haut des airs, des feuillets publicitaires annonçant la tenue de spectacles aériens ou d’autres événements. On leur doit même la création d’aéroports privés et municipaux.


D.H.60 Moth du Montreal Light Aeroplane Club
(MAvC 4308)

Poppa: À cette époque, les aéroclubs utilisaient le D.H. 60 Moth. C’était un des premiers avions légers conçus spécialement pour les pilotes privés. Au cours des années 1920 et 1930, c’est l’avion le plus populaire du Canada; il y a plus de Moth que d’avions de tout autre type. La demande est telle que la compagnie britannique de Havilland construit au Canada une usine d’assemblage de Moth. La même compagnie va plus tard concevoir et construire le Beaver – le plus célèbre avion de brousse du monde !


Le docteur et madame J.J. Green devant leur D.H.60 Moth
(MAvC 23472)

de Havilland DH 60x Moth
2006-0017-001

Claire : Super ! Êtes-vous tous les deux membres d’un aéroclub ?

Papy : Bien sûr que oui. Nous pouvons y trouver un mécanicien si nécessaire, faire le plein et, naturellement, rencontrer d’autres passionnés d’aviation.

Mamie: Vous savez, les jeunes, les avions jouent un rôle important dans notre société...


Critical Approach
1992-2307-001

On les utilise pour effectuer des missions de recherche et sauvetage, livrer du matériel dans les régions éloignées, surveiller et éteindre les feux de forêt, apporter les secours d’urgence et même transporter des organes humains pour des greffes.


Canadair CL-215 larguant de l'eau sur un incendie de forêt
(MAvC 15125)

Les environnementalistes y ont recours de plus en plus souvent afin de repérer les polluants qui s’infiltrent dans nos lacs et nos rivières et étudier d’autres problèmes environnementaux.


Northern Search
1992-1912-001

Claire : Je serai peut-être pilote, moi aussi. C’est vraiment bien d’aider les gens en difficulté.


The Spirit of Community Help
1991-0848-001

Marc : J’adore voler ! J’aime même le gros avion qui nous a amenés jusqu’ici pour vous rendre visite !

Papy : Oui, ces gros porteurs ont fait bien du progrès depuis les premières années !


Passagers débarquant d'un Lockheed 10A à Vancouver (Colombie-Britannique) en 1938
(MAvC 18000)

Marc : Que veux-tu dire ?

Papy : Après la Première Guerre mondiale, en Europe, quelques compagnies aériennes transportent des passagers. Mais ces premiers avions de ligne ne sont guère que des bombardiers modifiés : loin d’être luxueux ! Le train est alors plus rapide, plus économique et plus confortable. Contrairement aux avions, les trains n’attendent pas que le ciel se dégage pour prendre le départ.


Chargement d'un Lockheed 14-H Super Electra
(MAvC 10549)

Marc : Les trains étaient plus rapides ? Comment ça ? Les avions vont plus vite que les trains !

Papy : Pas à cette époque ! Le chemin de fer existait depuis longtemps et il était très efficace. Les avions ont dû subir de nombreux changements technologiques au cours des années 1920 et 1930 avant de pouvoir transporter un nombre important de passagers. À vrai dire, voyager par avion n’en valait pas la peine avant la mise en service du Boeing 247 en 1933. Après cela, les avions se sont perfectionnés rapidement aux États-Unis et en Europe.


Passagers à bord d'un Lockheed 14-H Super Electra de Trans-Canada Air Lines en vol
(MAvC 24948)

Lockheed 14-H Super Electra survolant Montréal (Québec)
(MAvC 24934)

Claire : Et au Canada ?

Poppa: J’attendais la question ! La première ligne aérienne transcontinentale, au Canada, est administrée par la société des Chemins de fer nationaux du Canada, le CN ! Elle est créée en 1937 et porte le nom de Trans-Canada Air Lines, ou TCA. Aujourd’hui, c’est Air Canada. Au tout début, elle assure la liaison entre Vancouver et Seattle.


Lockheed 14-H2 Super Electra devant un hangar de Trans-Canada Air Lines
(MAvC 17996)

Puis, pendant la Deuxième Guerre mondiale, la société Canadien Pacifique Limitée, une autre compagnie ferroviaire, entre en lice. C’est vers 1942. Elle achète une dizaine de petites compagnies de vol de brousse et crée la société Canadian Pacific Airlines.


C.P. Air's Bristol Britannia
1968-0914-001

À cette époque, cependant, la plupart des gens voyagent en train ou en bateau; les déplacements par avion ne deviennent véritablement populaires qu’après la Deuxième Guerre mondiale. Avant cela, ils sont trop coûteux pour le Canadien moyen.


Bristol Britannia de Canadian Pacific Airlines en vol
(MAvC 12161)

Tout comme après la Grande Guerre, il y a beaucoup d’avions en surplus après la Deuxième Guerre mondiale. Certains de ces avions, comme par exemple le DC-3, ont servi à transporter outremer des soldats et du matériel. Les deux compagnies aériennes, TCA et Canadian Pacific Airlines, en achètent plusieurs qu’ils modifient pour le transport de passagers.


Golden Landing
1990-0470-001

Douglas DC-3 devant un hangar de Trans-Canada Air Lines
(MAvC 5631)

Marc : Le voyage en avion était probablement bien différent de ce qu’il est aujourd’hui ?


Embarquement des passagers d'un Douglas DC-3
(MAvC 5584)

Douglas DC-3 survolant le pont de Québec
(MAvC 5629)

Papy : Sans aucun doute ! Les avions de ligne volent beaucoup plus haut que pendant les années 1930 et 1940. À cette époque, les cabines n’étaient pas pressurisées comme elles le sont aujourd’hui.

Marc : Que veut dire « pressurisé » ?

Papy : À mesure que tu t’élèves dans les airs, la pression atmosphérique diminue de sorte qu’il devient plus difficile de respirer.

Les alpinistes connaissent bien ce phénomène. Ceux qui veulent atteindre le sommet du mont Everest passent d’abord des semaines à habituer leur organisme à fonctionner avec moins d’oxygène. C’est pas facile !

Marc : Je vois ! Avant le décollage, les agents de bord nous expliquent toujours comment utiliser les masques à oxygène. C’est à ça que ces masques servent ?


Une hôtesse de l'air de Trans-Canada Air Lines montre comment utiliser un masque à oxygène
(MAvC XX)

Papy : Précisément ! Ils sont à portée de main des passagers au cas où le système de pressurisation de la cabine tomberait en panne. De nos jours, les avions sont plus confortables et atteignent leur destination beaucoup plus rapidement qu’autrefois. Aujourd’hui, au Canada, plus de gens voyagent par avion que par train.


Embarquement des passagers d'un Douglas DC-3 de Canadian Pacific Airlines à l'aéroport de Dorval à Montréal (Québec), 1947
(MAvC 5577)

Hôtesse de l'air servant un repas aux passagers à bord d'un Lockheed 14-H2 Super Electra à Saint-Hubert (Québec) en 1940
(MAvC 23808)

À première vue, non. Mais si l’on pense à tous les différents facteurs qui contribuent au réchauffement de la planète, il est inquiétant de constater qu’une seule industrie en représente deux pour cent !

Claire : Oui, sans doute.

Poppa: Et nous devons, en tant que consommateurs, contribuer à la solution en achetant surtout des biens produits dans notre région, qu’il s’agisse de vêtements, de nourriture ou autres.

Claire : Ça pourrait aider ?

Papy : Presque tout ce que nous achetons, aujourd’hui, qu’il s’agisse de légumes et de fruits cultivés ailleurs ou de jouets fabriqués dans d’autres pays, doit être transporté jusqu’ici. Les kiwis de Nouvelle-Zélande que nous emportons pour le dîner, ils sont arrivés comment, à ton avis ?


Les pilotes K. Edmison et J. Storey dans le poste de pilotage d'un Lockheed 14-H2 Super Electra
(MAvC 24936)

Marc : Ça pourrait aider ?

Mamie: Almost everything we buy today, be it food grown elsewhere or toys made in other countries, has to be transported to us somehow. How do you think we got the New Zealand kiwi fruit we’re having for lunch?


Chargement de caisses de homards à bord d'un Douglas DC-3 de Trans-Canada Air Lines au Nouveau-Brunswick, 1948
(MAvC 5561)

Papy : Parlant de dîner, il est temps de partir, il se fait tard !

Marc : Super !